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(Source: harrymckenzie, via insanity-princess)
Franco-chilienne. Sociologue. (L'enfer c'est les autres)
On a aimé. Oui, bien sûr qu’on a aimé quelqu’un, dans un moment défini et à une heure bien précise. Moi même j’ai beaucoup aimé, de filles, de garçons, de personnes. J’étais amoureuse, suis tombée amoureuse tellement de fois, une fois d’un gars que j’ai vu dans le métro, une autre fois d’une fille qui nageait à côté de moi. Or, cet amour rapide n’est pas comparable à l’amour que j’ai ressenti avec quelques-uns. Ah oui, je m’en souviens de leurs prénoms et leurs visages. J’avais tellement peur, j’étais tellement immature. Et maintenant je les regarde faire leurs vies, sans moi, bien sûr, car les causalités ont cessé de se manifester à un moment dont je ne me souviens pas. Je suis fière de ces amour, si étrangers dans ce moment, dans cette vie. Fière d’avoir eu peur aussi de vous dire ce que je ressentais.
L’amour, donc, c’est ça. Les moments précis, les causalités et, surtout, les souvenirs.
“Porque te has muerto para siempre, como todos los muertos de la Tierra, como todos los muertos que se olvidan en un montón de perros apagados.”— Llanto por Ignacio Sánchez Mejías, García Lorca
“Pero ya no te puedo hablar de esas cosas, digamos que todo se acabó y que yo ando por ahí vagando, dando vueltas , buscando el norte, el sur si es que lo busco. Si es que lo busco. Pero si no los buscara, ¿qué es esto? Oh, mi amor, te extraño, me dolés en la piel, en la garganta, cada vez que respiro es como si el vacío me entrara en el pecho donde ya no estás.”— “Rayuela”, Julio Cortázar
(Source: danger, via w-r-i-st-s)
“he’s going to fuck you up and you’re going to let him”— most sober thing a drunk person could ever say to you
(via killbill97)
Ernest Hemingway
(via astrofille)